Signez notre pétition demandant à l’ACIA d’arrêter la fraude des fruits de mer.

 

Notre plus récent rapport, La fraude des fruits de mer et l’étiquetage trompeur au Canada, fait état d’un étiquetage trompeur très répandu dans cinq grandes villes canadiennes. Ce rapport est le résultat de l’enquête la plus exhaustive sur la fraude des fruits de mer dans les restaurants et les détaillants jamais effectuée au Canada. Près de 400 échantillons de poissons ont été recueillis pour analyse auprès de détaillants et restaurants à Halifax, Ottawa, Toronto, Vancouver et Victoria. Parmi ceux-ci, 44 pour cent se sont avérés mal identifiés.

Lisez le rapport 

 

La fraude des produits de la mer nuit à notre santé, nos portefeuilles et nos océans.

  • Près de 60 pour cent des échantillons où une substitution a été détectée (97 échantillons) auraient pu entraîner des conséquences sur la santé des consommateurs ; ce qui en fait un problème d’innocuité alimentaire. 
  • Dans 74 pour cent des cas d’étiquetage trompeur (124 échantillons) détectés par Oceana Canada, l’espèce de poisson annoncée était plus dispendieuse que l’espèce véritablement vendue. La fraude des fruits de mer est principalement motivée par le profit.  
  • 30 pour cent des échantillons mal étiquetés (41 échantillons) identifiés par Oceana Canada étaient en fait des espèces en voie de disparition, menacées ou vulnérables. 

La solution

Les mesures prises ailleurs dans le monde, comme en Union européenne, démontrent que les règles de traçabilité sont efficaces pour contrer la fraude et protègent les consommateurs comme les océans. L’Agence canadienne d’inspection des aliments avait l’occasion d’implanter de telles mesures dans son nouveau Règlement sur la salubrité des aliments au Canada, publié plus tôt cet été. Nous aurions ainsi pu nous assurer que nos fruits de mer sont sécuritaires, étiquetés honnêtement et capturés légalement. Malheureusement, le Règlement compte plusieurs lacunes : il n’aborde pas la question de la fraude et ne comporte aucune mesure pour empêcher le poisson capturé illégalement d’entrer dans le marché canadien. Par conséquent, le Canada est encore bien loin derrière les meilleures pratiques internationales à cet effet. La traçabilité complète du bateau à l’assiette, combinée à un étiquetage détaillé de nos produits de la mer contribueront à préserver notre santé, nos portefeuilles et les océans.

Signez notre pétition demandant à l’ACIA d’instaurer la traçabilité de nos produits de la mer et participez à la conversation en utilisant le mot-clic #StopSeafoodFraud.