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Seafood Fraud and Mislabelling Across Canada

Seafood Fraud and Mislabelling Across Canada

La Fraude Des Fruits De Mer et L'étiquetage Trompeur au Canada

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Seafood DNA image

La fraude des fruits de mer est un problème mondial qui nuit à nos océans, à notre santé comme à nos portefeuilles. En 2016, l’analyse de plus de 200 études provenant de 55 pays a révélé qu’un échantillon de fruits de mer sur cinq était mal étiqueté.1

Les analyses d’Oceana Canada de 2017 et 2018 démontrent que le Canada ne fait pas exception. Parmi les quelque 400 échantillons analysés qui provenaient de détaillants et de restaurants dans cinq villes différentes, 44 pour cent avaient été mal étiquetés.

Ce problème est particulièrement fréquent dans les restaurants; plus de la moitié des échantillons testés avaient fait l’objet d’une fausse représentation.

Cette enquête nationale sur la fraude et l’étiquetage trompeur, la plus vaste en son genre jamais faite au Canada, a révélé des échantillons d’aiglefin et de goberge qui se faisaient passer pour de la morue; du saumon d’élevage vendu comme étant sauvage; ainsi que de l’escolar, une espèce bannie dans plusieurs pays en raison de risques pour la santé humaine, usurpant l’identité du stromaté ou du thon blanc. Par ailleurs, tous les échantillons de « vivaneau rouge » analysés, sans exception, étaient en fait d’autres espèces. Il s’agit là de quelques-uns des nombreux exemples d’étiquetage trompeur découverts dans cette étude.

Cette situation menace l’innocuité alimentaire pour les Canadiens, nuit à la santé de nos océans et trompe les consommateurs, en plus de pénaliser les pêcheurs et les entreprises honnêtes.

Comment l’étiquetage trompeur peut-il être aussi répandu ? La chaîne d’approvisionnement mondiale des produits de la mer est obscure et d’une complexité grandissante. Une fois qu’un poisson est capturé, il peut faire le tour du monde pour être transformé, traversant plusieurs frontières avant de se retrouver dans votre assiette.

C’est pour cela qu’il est crucial d’établir une traçabilité complète, tout au long de la chaîne d’approvisionnement. L’Union européenne compte déjà plusieurs mesures de suivi des poissons à chaque étape, de la capture jusqu’à la consommation. Ces mesures se sont avérées efficaces : l’incidence de fraude a grandement diminué depuis qu’elles ont été implantées. Les États-Unis ont également fait plusieurs progrès dans le même sens, en appliquant la traçabilité du navire jusqu’à la frontière pour les espèces à risque.

Il est grandement temps que le Canada emboîte le pas. Des preuves grandissantes démontrent que la fraude des fruits de mer est un problème urgent et répandu à travers le pays, qu’une intervention du gouvernement fédéral est nécessaire.

Malheureusement, le Règlement sur la salubrité des aliments au Canada de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), qui entrera en vigueur au début de 2019, ne s’attaque pas au problème de la fraude des produits de la mer. Malgré que les recherches de l’ACIA ont démontré la prévalence d’étiquetage trompeur dans les produits de la mer, aucune mesure préventive n’est prévue dans la réglementation canadienne. Ainsi, le Canada est encore bien loin derrière les meilleures pratiques internationales.

Pour mettre fin à la fraude des fruits de mer et s’assurer que tous les produits de la mer vendus au Canada soient sécuritaires, étiquetés honnêtement et capturés en toute légalité, l’ACIA doit implanter la traçabilité complète dans ses exigences. C’est ainsi que nous pourrons protéger les consommateurs, préserver nos océans et traiter équitablement les pêcheurs et les entreprises honnêtes.PRÈS DE 400 ÉCHANTILLONS PROVENANT DE DÉTAILLANTS ET RESTAURANTS DANS CINQ VILLES

LE RÈGLEMENT SUR LA SALUBRITÉ DES ALIMENTS AU CANADA DE L’ACIA N’ABORDE PAS LA FRAUDE DES FRUITS DE MER.
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